Troubles et maladies psychosomatiques


Le corps exprime souvent ce que nous n’arrivons pas à comprendre avec notre esprit.


Les maladies psychosomatiques sont donc de vraies maladies, mais elles peuvent être guéries dès que nous en comprenons l’origine du point de vue de l’esprit. C’est pourquoi en psychologie on parle de « mentalisation ». C’est-à-dire pour prendre un rapide raccourci : comprendre avec sa tête ce qui s’est, à notre insu, glissé dans le corps, afin que le trouble psychique ne se répercute plus sur le corps.


Les facteurs émotionnels jouent un rôle prépondérant dans les problématiques psychosomatiques : l’anxiété, la dépression ou les chocs (deuils…) peuvent affecter un organe ou un système physiologique. La personne n’est pas consciente d’emblée qu’il existe une relation entre ses émotions et son état de santé, mais elle peut le comprendre, le pressentir.


En règle générale, toutes les maladies ont une composante psychosomatique. Notre état psychique peut en effet provoquer ou aggraver les manifestations de certaines pathologies ou abaisser les défenses immunitaires en cas d’infection.


Le stress est un premier facteur principal qui affecte la santé. D’autres problématiques psychiques, telles que l’anxiété, les névroses, mais aussi les psychoses ont d’évidentes répercussions sur l’état de santé des personnes ayant des troubles psychosomatiques. Il n’est cependant pas démontré que l’effet psychosomatique peut, à lui seul, provoquer une pathologie physique.


La somatisation se retrouve le plus souvent dans des maladies de peau telles que l’eczéma, le psoriasis, les éruptions de dartres, les poussées d’aphtes, les troubles gastro-intestinaux tels que l’ulcère de l’estomac, les colopathies.


Les maladies inflammatoires peuvent être influencées par le psychisme consécutivement à un état de stress, un état dépressif, une anxiété. On retrouve, dans ces cas, la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique, les arthrites, etc.


Les troubles somatiques ont des formes multiples et variées et leur prise en charge nécessite :


Un traitement par des moyens médicamenteux (du ressort du médecin)


Un traitement par la parole dans un cadre psychothérapeutique : gestion du stress, régulation des émotions, évocation des soucis, détection d’une dépression masquée qu’en psychosomatique on nomme la dépression essentielle et dont la personne n’a aucune conscience.



Stéphanie Fink et Pascal Patry

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