L’objectif du travail thérapeutique consiste à amener au cours des entretiens un ou plusieurs changements dont l’effet à court, moyen ou long terme, sera de rendre la famille suffisamment compétente pour résoudre elle-même les dysfonctionnements et les difficultés qui ont entraîné une souffrance du système et de ses membres, et notamment, de trouver une alternative aux différents symptômes qui émergent du fait des relations.


En présence du thérapeute, qui jouera le rôle de tampon, de modérateur, les membres de la famille seront confrontés les uns aux autres.









Au fil des séances sera mis en place un renforcement de la compétence familiale, en l’amenant à prendre conscience de sa dimension systémique : c’est-à-dire sa façon de fonctionner comme un système. Les ressources naturelles de la famille seront activées avec l’aide du thérapeute afin de la préparer à résoudre elle-même les tâches et les problèmes auxquels elle est confrontée tout en favorisant une distribution optimale des avantages et des atouts auprès de tous les membres.


Une thérapie familiale se démarque nettement d’une thérapie individuelle. La confrontation d’une seule personne à son thérapeute n’est pas du tout comparable à la confrontation familiale. La relation thérapeutique individuelle est une relation dans laquelle une personne va être confrontée à elle-même. Dans une thérapie familiale, chaque membre va être confronté aux autres membres afin que chacun d’entre eux prenne conscience du rôle qu’il joue au sein du système et des influences, souvent inconscientes, qui sont les siennes.












Il s’agit de la voie structurale qui consiste à modifier les codes régulateurs qui entretiennent les patterns relationnels dysfonctionnels. En effet, dans une famille, il peut y avoir des alliances, des coalitions qui déterminent jusqu’à quel degré le système familial est « engrené » ou « disloqué ». Il s’agira alors de clarifier les frontières floues, à assouplir les frontières rigides, a favorisé une répartition plus fonctionnelle et mieux adapter des rôles, à renforcer l’alliance parentale tout en démantelant les coalitions et les triangles pathologiques, etc. Pour cela le thérapeute provoquera de façon passagère un déséquilibre afin de remettre comme on dit, les pendules à l’heure !


Une autre voie est à la disposition du thérapeute : c’est la voie stratégique. Elle regroupe divers concepts et méthodes thérapeutiques qui permettent de décoder les « jeux sans fin » selon un art militaire. Les relations intrafamiliales peuvent être considérées sous l’angle des rapports de pouvoir et si les membres ne veulent pas se remettre en question on tourne en rond !


La voie psychanalytique est aussi à la disposition du thérapeute afin d’interpréter et de comprendre les mouvements transférentiels et contre transférentiels qui se jouent entre les membres de la famille. Tous ces mouvements sont bien entendus dans un premier temps totalement inconscient et devront avec l’aide du thérapeute remonter à la conscience. Procéder ainsi permet de mettre en lumière ce que tout le monde ressent mais ne dit jamais !


L’un ou l’autre membre de la famille peut avoir un comportement qui est induit et renforcer par les autres membres de la famille. Ici c’est la voix comportementaliste qui sera l’outil du thérapeute.


La voie intergénérationnelle est un autre outil du thérapeute car ce dernier étend l’univers de la famille à toute une lignée dont elle est issue. Lignée dans laquelle ont pu se produire des incestes, des secrets de famille. Tout ce dont on n’a pas envie de parler mais qui s’inscrit profondément dans la psyché de tout le monde au détriment de tout le monde !


Enfin, un dernier outil est la voie constructiviste. Elle consiste en un art habile de la conversation afin d’aider au mieux la famille à redevenir un système dont les membres entrent à nouveau entre eux dans une dynamique saine.














Toujours en thermodynamique, lorsque la matière, l’énergie, l’information circule, le système se régénère car il devient l’interface d’un autre système avec lequel il a des échanges créant ainsi un espace dynamique. Une cellule du corps humain, si elle ne fonctionne pas dans un rapport d’intelligence avec l’organe auquel elle appartient, et si cet organe ne fonctionne pas avec les autres organes dont il est dépendant, c’est la maladie qui s’installe.

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